De la littérature anglaise, selon Virginia Woolf

« Il existe très peu de bons livres, en fin de compte, car il faut exclure les logorrhées historiques, les récits de voyages en charrette à mules à la découverte des sources du Nil, ou les romans interminables. J’aime les livres dont toute la valeur se ramasse en une page ou deux. J’aime les phrases qui qui ne bougent pas quand bien même des armées leur passent dessus. J’aime que les mots soient d’airain – telles étaient les conceptions de Bonamy, et naturellement elles lui valaient l’hostilité de ceux qui ont une prédilection pour la fraîcheur matinale, qui ouvrent fougueusement la fenêtre pour découvrir le foisonnement des coquelicots au soleil, et ne peuvent retenir un cri de jubilation devant l’étonnante fécondité de la littérature anglaise. »

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Virginia Woolf (1882-1941)
Romancière, critique et féministe britannique
Extrait de La Chambre de Jacob

En lien(s) sur le présent blog :

  1. De la littérature, selon Albert Camus « LIPOUTINE : Il faut aller au plus pressé. Le plus pressé, c’est d’abord que tout le monde mange. Les livres, les salons, les théâtres, plus tard, plus tard… Une paire de bottes vaut mieux que Shakespeare. STEPAN : Ah ! ceci, je ne puis le permettre. Non, non, mon...

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Posted by François Monney on jan 18 2010 Filed under Citation de la semaine. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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