Les limites de l’opinion publique : Arabes, Israéliens et l’équilibre stratégique

Quelque huit jours après la prise d’assaut par des commandos israéliens, dans la nuit du 30 au 31 mai, du cargo Mavi Marmara, enregistré aux Comores, mais battant pavillon turc pour l’occasion, le Dr George Friedman, directeur général de STRATFOR publie son Geopolitical Intelligence Report hebdomadaire.
L’occasion d’analyser la donne et les enjeux qui en découlent, loin du sensationnalisme des médias qui n’ont, comme à l’accoutumée, que d’intérêt à définir qui sont les bons et les méchants dans l’affaire.

Entre-temps, voltairenet.org – le réseau de presse non-alignée – a soulevé la question de l’instrumentalisation de l’OTAN par Ankara – avec semblerait-il la bénédiction de Moscou – pour tenter de forcer les Etats-Unis à se distancier d’Israël (Flotille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait).

Si cet acteur – L’OTAN – n’est pas mentionné par George Friedman, de là à ce que les parties contractantes au Traité de l’Atlantique Nord décident d’appliquer l’article 5* du traité pour défendre le territoire turc – la « Flotille de la liberté » jouant apparemment sur ce point avec, semble-t-il, l’accord d’Ankara, il y a tout de même loin de la coupe aux lèvres.
Au plus, cet élément pourrait-il précipiter l’hypothèse émise par George Friedman que les Etats-Unis puissent abandonner Israël à son sort et reprendre la position qui était la leur dans les années 50.


Le présent rapport est republié avec l’autorisation de STRATFOR

Par George Friedman
Directeur général de STRATFOR

Les événements survenus la semaine dernière au large des côtes israéliennes continuent à résonner. Certes, les relations turco-israéliennes ne sont pas complètement effondrées depuis lors, mais elles sont à leur plus bas niveau depuis la fondation d’Israël. Des tensions sont apparues dans les rapports américano-israéliens, et l’hostilité européenne envers Israël gagne en intensité. La question est maintenant de savoir si l’incident aura des conséquences importantes. Autrement dit, la question est de savoir si et comment l’événement sera exploité au-delà de l’arène de l’opinion publique.

La plus grande menace pour Israël est, bien sûr, militaire. La critique internationale n’est, certes, pas sans importance, mais les nations ne changent pas de direction en l’absence de menaces directes contre leurs intérêts. Toutefois, les puissances extérieures à la région ne vont probablement pas exercer de pression militaire contre Israël ; de même, il est peu probable de voir apparaître d’importantes sanctions économiques ou politiques. Outre le désir des puissances extérieures de limiter leur implication, c’est un fait qu’il y a peu de chances non plus de voir émerger la prise d’importantes mesures au sein de la région.

Les premières générations d’Israéliens ont vécu sous la menace d’une défaite militaire conventionnelle infligée par les pays voisins. Les générations plus récentes font toujours face à des menaces, mais pas du même type. Israël opère dans un contexte stratégique avantageux, hors de l’arène de l’opinion publique et des relations diplomatiques ainsi que de la question des armes nucléaires iraniennes. Toutes ces questions sont importantes, mais aucune ne constitue une menace aussi immédiate que l’a été le spectre d’une défaite militaire conventionnelle. Les ennemis régionaux d’Israël sont si profondément divisés entre eux et entretiennent de telles relations divergentes avec Israël qu’une coalition efficace contre Israël n’existe pas – et il est peu probable qu’elle prenne corps dans un proche avenir.

Ceci posé, la probabilité d’un changement effectif – par opposition au discours rhétorique – de comportement des puissances extérieure à la région est faible. A chaque niveau, les voisins arabes d’Israël sont incapables de former une coalition, même partielle, contre Israël. Israël n’étant pas forcé de calibrer ses actions en tenant compte des conséquences régionales, ceci explique la disposition d’Israël à accepter une large condamnation internationale.

Divisions palestiniennes

Pour commencer à comprendre à quel point les Arabes sont divisés, il suffit simplement de considérer ce qui sépare les Palestiniens entre eux. Ils sont actuellement divisée entre deux factions très différentes et hostiles. D’un côté, le Fatah, qui domine la Cisjordanie – la rive ouest du Jourdain ; de l’autre côté le Hamas, qui domine la bande de Gaza. Outre la division géographique des territoires palestiniens – ce qui incite les Palestiniens à se comporter comme s’ils se voyaient issus de deux pays distincts et hostiles – les deux groupes véhiculent des idéologies profondément différentes.

Le Fatah plonge ses racines dans les années 50, dans la mouvance laïque, socialiste, arabo-nationaliste et militariste du président égyptien Gamal Abdel Nasser. Créé dans les années 60, le Fatah s’est étroitement aligné sur l’Union soviétique d’alors. Loin d’être la seule, il a toutefois été la faction dominante au sein de l’Organisation de libération palestinienne (OLP). Groupe de coordination, l’OLP a rassemblé les éléments épars, très fragmentés, du mouvement palestinien. Yasser Arafat a longtemps dominé le Fatah ; sa mort a privé le Fatah d’un leader charismatique, mais lui a laissé une forte bureaucratie de plus en plus dépourvue d’une idéologie cohérente ou d’une stratégie.

Le Hamas est, pour sa part, issu de la mouvance islamiste. Il a été nourri par des motivations religieuses tout à fait étrangères et hostiles au Fatah. Pour le Hamas, la libération de la Palestine n’était pas seulement un impératif nationaliste, mais aussi une exigence religieuse. Le Hamas a également été hostile, tant à ce qu’il considérait comme la corruption financière introduite par Arafat dans le mouvement palestinien, qu’à la laïcité du Fatah.

Le Hamas et le Fatah jouent un jeu à somme nulle. Compte tenu de leur incapacité à former une coalition et de leur désir mutuel de voir l’autre subir des revers, une victoire pour l’un constitue une défaite pour l’autre. Cela signifie que quoi que puisse déclarer publiquement le Fatah, la focalisation internationale actuelle sur la bande de Gaza et le Hamas l’affaiblissent. Cela signifie aussi qu’à un certain moment, le Fatah va essayer de saper les acquis politiques que la flottille a offerts au Hamas.

Les profondes divisions géographiques, historiques et idéologiques palestiniennes éclatent de temps en temps dans la violence. Leur mouvement a toujours été divisé : cela constitue leur plus grande faiblesse. Bien que les mouvements révolutionnaires soient souvent déchirés par le sectarisme, ces divisions sont si profondes que, même sans manipulation israélienne, la menace que les Palestiniens font peser sur les Israéliens s’en voit diminuée. Au travers de la manipulation, les Israéliens sont en mesure de dresser le Fatah contre le Hamas.

Les États arabes et les Palestiniens

La scission entre Palestiniens se reflète également dans les avis divergents entre ce que l’on a communément appelé les Etats voisins en conflit avec Israël – à savoir l’Egypte, la Jordanie et la Syrie.

L’Egypte, par exemple, est directement hostile au Hamas, un îlot de mouvance religieuse au milieu d’une mer d’Etats arabes essentiellement laïcs. Les racines du Hamas plongent dans le plus important mouvement islamiste d’Egypte, les Frères musulmans, lesquels sont toujours considérés par l’Etat égyptien comme sa principale menace interne. Le régime du président égyptien Hosni Moubarak a pris des mesures agressives à l’encontre les islamistes égyptiens et considère l’idéologie du Hamas comme une menace, car elle pourrait se propager vers l’Egypte. Pour cette raison et diverses autres, l’Egypte a maintenu son propre blocus de Gaza. L’Egypte étant beaucoup plus proche du Fatah, dont l’idéologie s’enracine dans la laïcité égyptienne, le Hamas se méfie donc profondément du Caire.

La Jordanie voit le Fatah avec une profonde méfiance. En 1970, sous Arafat, le Fatah a fomenté une révolution contre la monarchie hachémite de Jordanie. Les massacres qui en résultèrent durant ce qui a été qualifié de « Septembre noir » coûtèrent la vie à environ 10’000 Palestiniens. Le Fatah n’a jamais vraiment pardonné le « Septembre noir » à la Jordanie, et les Jordaniens n’ont jamais fait vraiment confiance au Fatah depuis lors. Du fait que la population jordanienne soit principalement composée de Palestiniens, l’idée même d’un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie effraie le régime hachémite. Dans le même temps, l’idéologie islamiste du Hamas préoccupe les Jordaniens, qui ont connu leurs propres problèmes avec les Frères musulmans. Ainsi, la rhétorique mise à part, les Jordaniens sont au mieux mal à l’aise avec les Palestiniens, et malgré des années d’hostilité israélo-palestinienne, la Jordanie (et l’Egypte) a conclu un traité de paix durable avec Israël.

Pour sa part, la Syrie est beaucoup plus intéressée par le Liban que par les Palestiniens. Son co-parrainage – avec l’Iran – du Hezbollah a plus à voir avec son désir de dominer le Liban qu’avec l’idée de faire du Hezbollah une force anti-israélienne. En effet, chaque fois que des combats éclatent entre le Hezbollah et Israël, les Syriens deviennent nerveux et leurs tensions avec l’Iran s’accroissent. De fait, bien que le Hezbollah soit anti-israélien, il n’en est pas pour autant un mouvement palestinien : il s’agit d’un mouvement chiite libanais. La plupart des Palestiniens sont sunnites, et s’ils partagent un objectif commun – la destruction d’Israël – il n’est pas dit que le Hezbollah veuille en Palestine le même type de régime que celui souhaité par le Hamas ou le Fatah. Ainsi, la Syrie joue un jeu à part avec un mouvement anti-israélien qui n’est pas palestinien, tout en entretenant des relations avec les deux factions du mouvement palestinien.

En dehors des États voisins confrontés à Israël, les Saoudiens et d’autres régimes de la péninsule arabique se rappellent de la menace que Nasser et l’OLP ont fait peser sur leurs régimes. Ils ne pardonnent pas facilement, et leur soutien au Fatah est accordé en pleine conscience du potentiel de déstabilisation que cette influence recèle pour les Palestiniens. Et quand bien même les Iraniens aimeraient avoir une influence sur les Palestiniens, Téhéran se situe à plus de 1000 miles de distance. Certes, des armes iraniennes passent parfois en mains palestiniennes, mais le Fatah ne fait pas confiance aux Iraniens, et le Hamas – mouvement religieux par nature – est sunnite alors que l’Iran est chiite. Si le Hamas et les Iraniens peuvent coopérer sur certaines questions tactiques, ils ne partagent toutefois pas la même vision.

La liberté d’action à court terme d’Israël et son défi à long terme

Compte tenu de la situation, il est extrêmement difficile de transposer l’hostilité européenne et d’autres régions aux politiques israéliennes en des leviers significatifs contre Israël. Dans ces circonstances, les Israéliens voient les conséquences des actions qui excitent l’hostilité anti-israélienne parmi les Arabes et le reste du monde comme moins dangereuses que la perte du contrôle de la bande de Gaza. Plus Gaza gagnera en autonomie, plus elle représentera une menace pour Israël. La suppression de la bande de Gaza est beaucoup plus sûre et elle constitue quelque chose que le Fatah soutien en fin de compte, l’Egypte y participant, la Jordanie s’en lavant les mains et la Syrie y étant indifférente en fin de compte.

Les nations fondent leurs actions sur des risques et des bénéfices. Face à la configuration des Palestiniens et des Arabes, les Israéliens tirent un plus grand avantage à se montrer agressifs qu’à faire preuve de retenue. Les Israéliens ne voient pas l’hostilité mondiale envers Israël comme une menace significative, parce que la réalité arabe la neutralise. Par conséquent, il ne fait aucun sens pour les Israéliens de diminuer leur pression sur le Hamas. Certes, un allègement ferait par exemple plaisir aux Suédois, mais cela serait surtout susceptible de s’aliéner le Fatah et l’Egypte ; et comme Israël a moins d’intérêt à satisfaire les Suédois que l’Egypte et le Fatah, il procède comme il l’a fait.

Un point résume à lui-seul l’histoire entre Israël et les forceurs du blocus de la bande de Gaza : pas un avion égyptien n’a menacé les navires de la marine israélienne, ni aucun navire de guerre syrien n’a approché du point d’interception. Les Israéliens peuvent donc être certains de leur suprématie maritime et aérienne. Cela met une chose en évidence : les pays arabes ne disposent plus d’une force militaire pouvant défier les Israéliens, ni de la volonté ni de l’intérêt d’en retrouver une. En 1973, les forces égyptiennes et syriennes constituaient une grave menace pour les forces israéliennes ; ce n’est plus le cas aujourd’hui. Militairement parlant, Israël n’a plus d’adversaire à sa taille dans la région : il a donc les mains totalement libres. Si la menace posée par l’Intifada, les kamikazes, les tirs de roquettes depuis le Liban et Gaza ainsi que les combattants du Hezbollah est bien réelle, elle ne met toutefois pas en danger la survie d’Israël à la façon que le fit autrefois l’Egypte et la Syrie ; et les Israéliens voient dans des actions telles que le blocus de Gaza un moyen efficace pour réduire les menaces d’Intifada, d’attentats suicides et de tirs de roquettes. Les acteurs non étatiques n’ont tout simplement pas la force nécessaire pour atteindre ce seuil. Lorsque nous cherchons à expliciter les actions israéliennes, ce seul fait militaire explique la prise de décision israélienne.

Bien que la rupture entre la Turquie et Israël soit réelle, seule, la Turquie ne peut pas, en raison des tensions divisant profondément la région, exercer une pression significative sur Israël au-delà de la sphère de l’opinion publique et de la diplomatie. La Turquie a, certes, l’option de réduire ou de mettre fin à la coopération avec Israël, mais elle ne possède pas dans le monde arabe d’alliés potentiels nécessaires à contrer Israël ; Israël se sent donc a l’abri d’une réaction turque. Et, bien que sa relation avec la Turquie soit importante pour Israël, elle ne l’est clairement pas assez pour qu’Israël cède sur le blocus et accepte d’encourir les risques inhérents à Gaza.

Actuellement, Israël s’aligne sur le point de vue des États-Unis. Alors que ces derniers étaient devenus essentiels pour la sécurité d’Israël après 1967, Israël est aujourd’hui beaucoup moins dépendant des Etats-Unis qu’hier. L’aide fournie par les États-Unis à Israël a diminué en importance, cela proportionnellement au rythme de la croissance de l’économie israélienne. Sur le long terme, les conséquences d’une rupture avec les États-Unis seraient importantes, mais il est intéressant de relever que sur le court terme les Israéliens seraient en mesure de fonctionner tout à fait efficacement.

Israël se retrouve toutefois vraiment confronté à ce problème stratégique : s’il possède à court terme la liberté d’action, ses actions pourraient à long terme changer le cadre stratégique dans lequel il opère. La menace la plus grande pour Israël n’est pas l’opinion mondiale ; bien que non insignifiante, l’opinion mondiale ne constitue toutefois pas un élément décisif. La menace pour Israël est bien plutôt que ses actions mettent en mouvement dans le monde arabes des forces qui finiront par modifier les rapports de puissance. Les conséquences politico-militaires sur l’opinion publique constituent la question-clef, et c’est dans ce contexte qu’Israël doit évaluer sa rupture avec la Turquie.

Le changement le plus important pour Israël ne serait pas l’unité parmi les Palestiniens, mais un changement dans la politique égyptienne, un retour à la position qui était la sienne avant Camp David. L’Égypte constitue en effet le centre de gravité du monde arabe, le plus grand pays et autrefois la force motrice de l’unité arabe. C’était la puissance qu’Israël craignait par-dessus toutes les autres. Mais, sous Moubarak, l’Egypte a changé sa position envers les Palestiniens et, beaucoup plus important, a laissé s’atrophier ses capacités militaires.

Si le successeur de Moubarak venait à s’aligner sur les forces évoquées ci-dessus et à lancer la reconstruction de la capacité militaire égyptienne, Israël devrait faire face à une équation régionale très différente. Une Turquie hostile alignée avec l’Egypte pourrait accélérer le rétablissement du potentiel militaire égyptien et créer ainsi une menace importante pour Israël. Un parrainage turc de l’expansion militaire syrienne augmenterait d’autant la pression. Imaginez un monde dans lequel les Egyptiens, les Syriens et les Turcs formeraient une coalition qui ferait renaître la menace arabe contre Israël et des Etats-Unis retournés à leur position des années 50, lorsqu’ils ne soutenaient pas matériellement Israël. Il devient évident que la puissance émergente de la Turquie, combinée avec un changement politique dans le monde arabe, pourrait représenter un danger grave pour Israël.

Là où il n’y a pas d’équilibre des forces, la nation dominante peut agir librement. Le problème est que cela tend à forcer les voisins à rétablir l’équilibre des forces. Dans le passé, l’Egypte et la Syrie constituaient une menace non négligeable pour Israël ; il est dans son intérêt de les maintenir passifs. Les Israéliens ne peuvent écarter la menace que leurs actions puissent enclencher des processus politiques qui inciteraient ces pays à revenir à leur comportement antérieur. Ils se souviennent encore de ce qu’il leur en a coûté en 1973 de sous-estimer l’Egypte et la Syrie. Il est remarquable de constater à quel point les capacités militaires peuvent être rapidement retrouvées : rappelez-vous que l’armée égyptienne a été brisée en 1967, mais qu’en 1973 elle a été en mesure de monter une offensive qui a tout de même effrayé un peu Israël.

Les Israéliens ont la main à court terme. Ce qu’ils doivent calculer, c’est s’ils la conserveront en maintenant leur cap. La division au sein du monde arabe, y compris parmi les Palestiniens, ne peut pas disparaître du jour au lendemain et ne peut pas générer rapidement une menace militaire stratégique. Mais la configuration actuelle du monde arabe n’est pas figée. Par conséquent, désamorcer la crise actuelle semblerait constituer une nécessité stratégique à long terme pour Israël.

Les actions d’Israël ont suscité des changements dans l’opinion publique et la diplomatie, tant à l’échelle régionale que mondiale. Les Israéliens doivent calculer que ces actions n’engendreront pas, à long terme, de changement dans la configuration stratégique du monde arabe. S’ils se trompent, les récentes actions constituent une erreur stratégique importante. S’ils voient juste, alors il s’agit d’un simple accident de parcours. En fin de compte, les profondes divisions qui déchirent le monde arabe, à la fois protègent Israël et rendent toutes les solutions diplomatiques propres à relever son défi quasi impossible à trouver : certes, vous n’avez pas besoin de vous battre contre des forces si elles sont divisées, mais il est très difficile de négocier globalement avec un groupe à qui il manque la capacité de parler d’une seule voix.

Le présent rapport a été republié avec l’autorisation de STRATFOR
Traduction : François Monney


Pour consulter le rapport dans sa version originale en anglais : The Limits of Public Opinion : Arabs, Israelis and the Strategic Balance | Dr. George Friedman | STRATFOR


* Traité de l’Atlantique Nord, Article 5 :
« Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord. »


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Posté par le 9 juin 2010. inséré dans Analyses, Guerre & Paix. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article
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