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Initiative « anti-armes » | Fragments actuels

Initiative « anti-armes »

Pourquoi s’engager en faveur du rejet de l’initiative ?

Parce que lorsqu’une initiative dite de « protection de la population – à commencer par les familles – face à la violence des armes – entendez : d’abord militaires » est proposée par un Parti socialiste suisse (PS Suisse) qui intègre noir sur blanc dans son programme l’abolition de l’armée, et que son principal allié dans l’affaire s’appelle le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), il y a de quoi s’interroger sur le but réel poursuivi par l’initiative.

De là à affirmer que l’argumentaire du PS suisse et du GSsA – les deux locomotives de l’initiative – est mensonger et qu’il fasse son fond de commerce de la détresse des personnes touchées par un drame causé par une arme à feu pour parvenir leurs fins, en l’occurrence l’abolition de l’armée par dépeçage systématique de l’institution militaire, il n’y a qu’un pas que seule mon admiration pour les personnes s’activant à prévenir de tels drames ou à s’engager pour celles en pleine détresse (prévention du suicide et des violences domestiques) me retienne de franchir avec allégresse.

J’écrivais en février 2008 que la chasse, le tir et le mythe du citoyen en armes confinaient parfois une passion plus qu’exacerbée, certains confondent raison et passion et que sur une question aussi émotionnelle que polémique, il convenait de s’en tenir aux faits. Force est de constater à l’aune du discours tenu par les initiants que les seuls éléments factuels sur lesquels s’appuie leur argumentaire sont une lapalissade – moins d’armes à feu = moins de drames commis au moyen d’armes à feu – et des statistiques ou des comparaisons sur lesquelles les auteurs eux-mêmes s’accordent à émettre des réserves. Tout le reste n’est qu’affirmations ayant pour but de faire voire et de faire croire à une sécurité accrue des familles et de la population. Toutefois, je manquerais d’empathie pour mon semblable si je ne déclarais, à la décharge des initiants et de leurs adhérents, comprendre que leur aversion pour l’arme militaire – l’un des symboles les plus illustrants de l’esprit de milice helvétique – puisse les plonger dans les affres de l’ignorance sur le sujet. Ceci pouvant expliquer cela.

Aussi, il est logique que tant le tireur sportif (fusil standard à 300m et carabine petit calibre à 50m), le président d’une société de tir sportif, l’officier de milice, l’individu ayant été confronté par le passé à des suicidés par arme à feu – ancien ambulancier professionnel et ancien collaborateur occasionnel d’une entreprise de pompes funèbres – que même le frère frappé par un drame de ce type il y a presque deux ans de cela maintenant, recommande de rejeter l’initiative dite de « protection face à la violence des armes » et qu’il s’engage à expliquer sur « Fragments actuels » au cours des prochaines semaines pourquoi cette initiative n’a de sens que si on la lit à la lumière d’un désarmement général, non pas des placards des ménages suisses – comme s’emploient à le faire croire les initiants et leurs adhérents, mais in fine des citoyens suisses – personne au sein du PS suisse ou du GSsA n’osant évoquer la question des criminels qui eux ne seront pas touchés par le texte de l’initiative.

Mise en contexte

L’initiative « Pour la protection face à la violence des armes » entend remplacer l’actuel système d’autorisation et de contrôle pour la possession d’armes à feu en Suisse par une nouvelle réglementation. Rejetée par le Conseil fédéral et le Parlement, cette initiative soumise en votation populaire le 13 février 2011 est voulue par un PS Suisse à la tête d’une coaliltion de soutien ratissant au plus large – la présence du GSsA justifiant de mon point de vue l’emploi de l’expression « ratisser au plus large ».

Situation actuelle concernant les armes en Suisse
La Constitution suisse demandant que la population soit protégée contre l’usage abusif d’armes, la loi fédérale sur les armes restreint déjà l’accès aux armes à feu. Sous sa forme actuelle, la loi fixe les conditions d’acquisition et de port d’armes et elle détermine quelles sont les personnes habilitées à en faire le commerce. Par ailleurs, elle impose aux cantons l’obligation de tenir un fichier des détenteurs d’armes à feu et des armes elles-mêmes. En outre, les militaires astreints au service peuvent, s’ils le souhaitent, déposer leur arme d’ordonnance à l’arsenal.

L’initiative dite « pour la protection face à la violence des armes »
Surfant sur la vague d’indignation légitime que de récents drames perpétrés avec des armes militaires ont soulevé au sein de la population, les promoteurs de l’initiative exigent une refonte des prescriptions en vigueur pour lutter contre l’usage abusif d’armes à feu et l’instauration d’une obligation de fournir la preuve du besoin de posséder une arme et de la capacité à la manipuler. Leur initiative demande également la création d’un registre national des armes à feu – en lieu et place des fichiers cantonaux actuels – et elle prévoit que les personnes astreintes au service militaire ne puissent plus conserver leur arme d’ordonnance à domicile.

Recommandation du Conseil fédéral et du Parlement

Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent cette initiative. Ils estiment que les bases légales en vigueur sont appropriées pour protéger la population contre l’usage abusif d’armes à feu. Ces dispositions ont été régulièrement adaptées ces dernières années et seront encore durcies à l’avenir.


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